Compte-rendu de PechaKucha Paris Volume 8
Ce mardi 28 avril, au Divan du Monde, devant les 500 invités de la soirée, les 12 designers de PechaKucha Paris Volume 8 relataient tous une expérience mettant en jeu une forme de design sensoriel. Nous-mêmes fûmes surpris de l’homogénéité de cette sélection et de son propos sur le design et les sens. La soirée a démarré sur un mode très intense avec les interventions passionnées de Germain Bourré et de l’Atelier du Toucher Minuscule. Dominique Lavaur, du Toucher Minuscule, surpris de la fugacité du format, a habité ces 6 minutes 40 secondes avec une présence remarquable. Ses élancées relataient toute la singularité d’un métier artisanal, au sens très noble du terme. Au terme de la présentation, il a lancé dans le public 2 rouleaux tactiles, montrant à quel point la présentation pouvait se prolonger dans une extension performative.
Laps, agence de design sonore, représentée par Alexis Collin, témoignait d’applications concrètes pour mieux nous immerger dans des objets de design quotidiens mais néanmoins édifiants. Positionné davantage dans l’hypersensorialité, les montages photographiques de Marc Da Cunha Lopes répondaient en creux au parti pris de Via Sonora de sublimer, dans un noir presque total, une démarche de design construite autour d’un seul sens, sonore. Chacun, à sa manière, questionnait le format de PechaKucha.
Le projet Mü témoignait, avec ByVOLTA, Jean-Jacques Birgé et Etienne Mineur d’un 6ème sens, celui de l’interactivité, toujours passionnant.
byVOLTA, se trouvait au carrefour de plusieurs sens, à travers un extraordinaire projet de Bar Moët & Chandon à Macao, dont nos 6 minutes 40 secondes retiraient l’essence.
Les projets de Roland Cahen, designer sonore, qui témoignaient d’un foisonnement d’activités, centrés sur la recherche mais également de très concrètes applications, figuraient parmi les plus singuliers, mélangeant architecture, installations et jeux.
La vision de Stéphane Bureaux, designer culinaire, questionnait le rapport aux outils, des contenants devenus soudains contenus, dans d’étonnantes révélations.
Etienne Mineur présentait un magnifique projet de livre interactif, mettant en jeu un usage inédit du design sonore.
Enfin, Takeo Hataï, motion designer que nous avions plaisir à retrouver, clôturait la soirée en proposant les cadavres exquis de PSST!3.
Photos et vidéos à venir !
